Signification & Histoire
ʿAshtart est la forme phénicienne de la déesse cananéenne Ashthoreth, dont le nom dérive du proto-sémitique *ʿAṯtart. Elle était une divinité majeure du Proche-Orient ancien, incarnant l'amour, la guerre et la fertilité. Le nom est directement apparenté à la déesse sémitique orientale Ishtar, dont le nom akkadien partage la racine ʿṯtr, faisant peut-être référence à l'étoile du soir (la planète Vénus). Les deux déesses proviennent d'un archétype sémitique commun d'une déesse guerrière et de l'amour, souvent associée à la planète Vénus.
Contexte historique et culturel
Le culte de ʿAshtart (hellénisée en Astarté) était répandu dans tout le Levant antique. Les Phéniciens, qui habitaient les villes côtières de l'actuel Liban, de la Syrie et d'Israël, la vénéraient comme une déesse principale. De l'âge du bronze à l'Antiquité classique, ʿAshtart était honorée dans les cités-États cananéennes comme Ougarit et Byblos, et son culte s'est ensuite répandu en Égypte au cours du Nouvel Empire, surtout sous les Ramessides. Les colons phéniciens ont également introduit son culte dans leurs colonies autour de la Méditerranée, notamment Carthage et la péninsule Ibérique.
La déesse ʿAshtart illustre les échanges réciproques entre les cultures du Proche-Orient : la ʿAṯtart ouest-sémitique correspond à l'Ishtar est-sémitique (sumérienne Inanna), et les Grecs ont à leur tour réinterprété Astarté presque entièrement dans la figure d'Aphrodite, en particulier dans son centre cultuel à Chypre. Sa nature multiforme—mêlant violence et passion—en a fait l'une des divinités les plus complexes et les plus durables de l'Antiquité.
Porteuses notables
En tant que nom, ʿAshtart apparaît dans des inscriptions et des textes antiques dédiés à la déesse elle-même. Bien qu'il n'ait pas été utilisé comme nom personnel pour les humains de la même manière que les noms théophores ultérieurs (par exemple, Jonathan ou Ismaël), de nombreux rois et prêtres phéniciens portaient des titres dérivés de son culte. L'attachement historique le plus célèbre à ʿAshtart est celui des temples d'Astarté, comme le grand sanctuaire de Kition (Larnaca, Chypre), une importante destination de pèlerinage jusqu'à la période romaine bien avancée.
Formes linguistiques et variantes
Cette brève notice atteste plusieurs variantes. En hébreu biblique, le nom apparaît comme ʿAshtoret (au singulier, comme dans le Premier Livre des Rois), et la vocalisation combine souvent les consonnes avec les voyelles de bosheth (« honte ») comme un jeu de mots scribal—un geste polémique contre le culte profondément étranger. Dans le monde hellénophone, elle est connue sous le nom d'Astarté, la forme familière de la littérature classique et de quelques références du Nouveau Testament (indirectement, comme dans Actes 19:24 ? Non—Astarté n'y est pas nommée, mais l'iconographie du culte d'Artémis peut incorporer des éléments d'Astarté).
- Signification : Déesse ouest-sémitique de l'amour, de la guerre et de la fertilité ; apparentée à Ishtar
- Origine : Racine proto-sémitique ʿṯtr, liée à la planète Vénus
- Type : Nom théophore ; nom littéraire / historique, repris uniquement dans des contextes reconstitués
- Régions d'utilisation : Phénicie antique (Liban, Canaan) ; plus tard Grèce, Égypte, Afrique du Nord
Prénoms associés
Sources: Wikipedia — Astarte