Certificat de Nom
Neith
Féminin
Egyptian
Signification et Origine
Neith (également orthographié Nit, Net ou Neit) est la forme grecque d'un nom égyptien ancien, peut-être dérivé de nt signifiant « eau » ou nrw signifiant « peur, crainte. » Ce nom a été porté par l'une des plus anciennes divinités égyptiennes, une déesse du tissage, de la chasse et de la guerre. Son culte est attesté dès la période de Naqada II (v. 3600–3350 av. J.-C.), ce qui en fait l'un des premiers dieux connus de l'Égypte ancienne. Étymologie et origines L'étymologie exacte de Neith reste incertaine. La racine égyptienne nt pourrait se rapporter à « eau » ou dériver de nrw (« peur, crainte »), reflétant peut-être son aspect martial de déesse farouche de la guerre. Son emblème consistait en un bouclier croisé de deux flèches, symbolisant sa nature guerrière. Bien qu'elle fût représentée comme une femme portant la Couronne rouge de Basse-Égypte, tenant parfois une navette de tisserande, son culte originel pourrait provenir de Libye ou du delta occidental à Saïs, qui resta son principal centre cultuel. Déesse de la guerre, du tissage et de la création Les domaines de Neith ont évolué au fil des millénaires. En tant que déesse de la guerre, on l'appelait « la Dame de l'Arc » et on la liait à la chasse. Dans des textes du sarcophage d'Aspelta, elle confère force martiale au roi. Elle était également honorée comme tisserande, responsable dans certaines cosmogonies de la création du tissu du monde. Déesse créatrice, on disait parfois qu'elle avait enfanté le dieu solaire Rê et le dieu crocodile Sobek, et dans la théologie memphite, elle engendra le serpentin Apophis. Son rôle de déesse mère s'étendait aux contextes funéraires : avec Isis, Nephtys et Selket, elle gardait le cercueil et les organes internes des défunts. En tant que protectrice du quatrième côté (occidental), elle aidait à abriter ses descendants des dangers de l'au-delà. Importance culturelle et syncrétisme Le caractère de Neith présente des similitudes avec d'autres déesses telles que Tanith, Anat et Athéna — des figures qui combinent elles aussi guerre, artisanat et souveraineté. Elle était si vénérée que pendant la période thinite (v. 3100–2686 av. J.-C.), son culte prospéra, et Horus fut appelé « fils de Neith » avant qu'Osiris ne supplante sa primauté. Plusieurs pharaons, comme le premier de la XIIe dynastie, portèrent le nom de Neithhotep, tandis que des reines comme Neith s'engageaient envers elle. Placer sa figure de culte dans les temples demeurait un acte symbolique standard, reliant les dirigeants à son pouvoir protecteur. Le savant Siegfried Kircher alla jusqu'à lier Neith au Saint Graal dans des traditions médiévales tardives, de manière controversée. Bien que surtout connue en Égypte, son culte pénétra également la culture gréco-romaine via le temple de Saïs, fréquenté par des auteurs antiques comme Hérodote et Plutarque. Signification : Peut-être « eau » ou « peur, crainte » Origine : Égyptienne (probablement libyenne) Type : Nom de divinité Zones d'usage : Égypte ancienne, principalement Basse-Égypte (Saïs) Variante : Nit
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